Prix du Manager 2004 Guyane : Mach Deal
Magazine Transmission d'entreprise - Nov 2004
Nom : Carole Ostoréro Fonction : gérante Activité : distribution de matériel de BTP pour l’extraction aurifère
Qu’est-ce qui vous a poussé à créer votre entreprise ?
Mon tempérament indépendant, et mon envie de me bâtir une carrière.
Quelle est la vision qui a sous-tendu la création de votre entreprise ?
J’ai souhaité participer en Guyane à la création du secteur minier en apportant aux opérateurs la technique et le matériel pour permettre leur développement.
Quels sont vos atouts ?
Être issus du secteur de la production aurifère. De ce fait, nous connaissons parfaitement ce marché, ses besoins, les tendances qui le traversent. Nous pouvons ainsi orienter et adapter notre politique commerciale.
Quels ont été les points de votre activité que vous avez toujours eus en ligne de mire ?
Nous avons constamment à l’esprit que nous intervenons dans un secteur où les entreprises travaillent 365 jours sur 365. Il est donc indispensable d’avoir un stock suffisant et une disponibilité permanente.
Quelles sont vos recettes pour durer ?
Nous investissons beaucoup d’argent dans les stocks. Nous sommes éloignés de tous les points d’approvisionnement : si nous voulons intervenir au plus vite, nous sommes obligés d’avoir un maximum de produits en stock.
Quelles sont aujourd’hui vos zones de progrès ?
L’entreprise a atteint un certain niveau de croisière. Nous souhaitons maintenant mieux répartir notre chiffre d’affaires entre les différents secteurs utilisant nos machines : l’agriculture, les travaux publics, les travaux forestiers, l’extraction aurifère. Notre objectif est d’avoir une aussi bonne percée dans l’agriculture, les travaux publics et la forêt que dans l’extraction aurifère.
Pensez-vous qu’une entreprise puisse croître indéfiniment ?
En théorie, oui. En pratique, non. Il faut la capacité financière, les hommes, les produits, le marché, l’énergie. En outre, il faut que le marché soit porteur : le nôtre est étroit.
Quels points vous préoccupent pour l’avenir ?
La concurrence directe des produits importés depuis le Brésil notamment par des personnes qui agissent en nom propre et qui ne sont donc pas assujetties à la réglementation qui frappe les entreprises locales. Cette concurrence s’amplifie depuis l’ouverture de la route entre Saint-Georges et Régina. Il faudrait donc installer une recette des douanes à Saint-Georges.
Si vous étiez le futur président de la CCI, quelle serait votre première décision pour dynamiser l’activité économique ?
Je ne sais quoi répondre, car la CCI ne prend aujourd’hui aucune décision économique.


Concentrés que nous sommes sur la formation du gouvernement français après l'alternance survenue le 6 mai dernier, nous en négligeons ce qui se passe dans notre région.
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