Prix du Manager 2004 Guadeloupe : Damoiseau Frères / Sodaf
Magazine Transmission d'entreprise - Nov 2004
Nom : Hervé Damoiseau Fonction : président-directeur général Activité : production d’eaux-de-vie naturelles
Qu’est-ce qui vous a poussé à créer votre entreprise ?
Les Rhums Damoiseau sont une affaire familiale. Je m’occupais de la partie administrative de l’entreprise depuis 1985: la famille nous préparait de cette manière à entrer dans les affaires. Quand le moment de la succession est arrivé, je n’étais que le troisième enfant après mes sœurs. On ne peut que constater que le cas de nomination de filles est rare, sauf dans celui de Suzanne Callard. J’ai été jugé le plus apte et le plus motivé donc j’ai été nommé P.-D.-G. en 1996.
Quelle est la vision qui a sous-tendu la création de votre entreprise ?
J’ai toujours été convaincu que le rhum était un produit d’avenir. Il me suffisait donc de bien gérer l’entreprise, ce à quoi je me suis attelé.
Quels sont vos atouts ?
La qualité de nos produits et la beauté du nom Damoiseau.
Quels points de votre activité avez-vous toujours eus en ligne de mire ?
La qualité du produit : si l’on vend de mauvais produits aux clients, on ne sera que dans une stratégie de coup, et l’entreprise disparaîtra à terme. Je surveille également le volume des ventes journalières ainsi que les stocks.
Quelles sont vos recettes pour durer ?
Nous sommes proches de nos clients, surtout des petits “lolo” qui assurent notre notoriété spontanée. Je suis très attentif à l’aspect marketing des produits, à faire évoluer les étiquettes avec l’air du temps.
Quelles sont aujourd’hui vos zones de progrès ?
La communication : nous devons améliorer nos relations avec les salariés, les services de l’État, la presse pour expliquer nos efforts, notamment en matière d’environnement. Par exemple, nous venons d’investir pour réduire notre production de vinasse de 32 %, pour consommer moins d’eau et pour protéger nos installations contre l’incendie. Nos investissements en cours concernent une unité de traitement de la vinasse et de la bagasse pour en faire du compost.
Pensez-vous qu’une entreprise puisse croître indéfiniment ?
Non, dans notre secteur en tout cas. Notre activité est trop en dents de scie, tributaire notamment du tourisme. Quand la fréquentation baisse, l’effet est immédiat sur la rentabilité.
Quels points vous préoccupent pour l’avenir ?
L’élargissement de l’Europe. Le rhum est un produit aidé par la Communauté. Sans cette aide, nous sommes voués à disparaître. Nous devons renégocier nos contingents en 2009 : la négociation à 25 ne sera pas aisée surtout avec des pays qui font de la vodka. En outre, il est plus que temps que l’Europe s’harmonise fiscalement.
Si vous étiez le futur président de la CCI, quelle serait votre première décision pour dynamiser l’activité économique ?
La CCI est un organisme sans doute important, mais je n’ai jamais compris ce qu’elle faisait vraiment. Il y a le mot “industrie” dans son nom, mais elle n’a aucune action particulière vers ce secteur. Si j’en étais président, ma première tâche serait déjà de lui faire remplir sa fonction.


Concentrés que nous sommes sur la formation du gouvernement français après l'alternance survenue le 6 mai dernier, nous en négligeons ce qui se passe dans notre région.
Pour Hélène Gebhardt, neuf Etats européens tardent






































