Prix du Manager 2004 : Martinique Jeux Jouets Loisirs La Cité du Jouet
Magazine Transmission d'entreprise - Nov 2004
Nom : Joël Sabin Fonction : gérant Activité : vente de jeux et jouets.
Qu’est-ce qui vous a poussé à créer votre entreprise ?
C’est le commercial et la distribution qui me plaisaient au départ. Par connaissance, j’ai eu l’opportunité de reprendre cette activité de jouets : je m’étais rendu compte que de plus en plus de clients venaient directement à l’entrepôt pour acheter leurs jouets, d’où mon idée de créer un magasin.
Quelle est la vision qui a sous-tendu la création de votre entreprise ?
Je m’imaginais distributeur pour la moyenne et la petite distribution. Et puis, j’ai découvert la particularité du secteur du jouet, sa forte saisonnalité, ses modes qui évoluent très vite...
Quels sont vos atouts ?
L’accueil de la clientèle.
Quels sont les points de votre activité que vous avez toujours eu en ligne de mire ?
Je colle aux tendances. Je suis en contact étroit avec les fabricants pour m’informer des nouveautés.
Quelles sont vos recettes pour durer ?
L’accueil, la disponibilité et le sourire. Le jouet est un secteur festif, lié au plaisir : nous devons être à cette image.
Par ailleurs, les bonnes relations commerciales avec les fournisseurs, ce qui nous permet par exemple de présenter les nouveautés le jour même de leur sortie en métropole. J’effectue en outre beaucoup de déplacements dans les salons internationaux comme celui de Nuremberg en Allemagne.
Quelles sont aujourd’hui vos zones de progrès ?
Avoir davantage d’espace. J’ai un projet d’agrandissement du magasin qui est retardé pour des questions de terrain depuis trop longtemps. Nous avons besoin de place pour mieux accueillir les clients, mieux présenter les jeux et les jouets. Plus d’espace me permettrait aussi de réaliser des animations.
Pensez-vous qu’une entreprise puisse croître indéfiniment ?
Je suis sur un marché stable. Le nombre de naissance est stable. Et chaque année, il ne faut pas rater les deux moments phares que constituent la rentrée et Noël. Non, nous ne pouvons pas croître indéfiniment.
Quels points vous préoccupent pour l’avenir ?
Toujours être dans le bon timing : si je n’ai pas le jouet au bon moment après c’est trop tard. Le jeu qui était très à la mode le mois dernier, les enfants n’en voudront pas le mois suivant même si vous le leur donnez.
Je ne néglige pas non plus l’arrivée d’un concurrent : nous devons trouver une parade commerciale, après l’effet “nouveauté” qui joue toujours en faveur du nouvel arrivant.
Si vous étiez à la tête de la CCI, quelle serait votre première décision pour dynamiser l’activité économique ?
Je ferai travailler la Safer et la CCI en synergie pour l’attribution des terrains destinés aux zones d’activités commerciales ou aux zones industrielles. J’arrêterais de confier leur développement à des promoteurs. Les ZAC sont vraiment mal pensées, il y a une entrée, une sortie. Les trottoirs sont défoncés et ça ne s’améliore pas.


Gémo, structure de manutention portuaire créée en 2010 suite au regroupement de Manumar exsangue et Générale Manutention Martinique-SP (GMM-SP), filiale de CMA-CGM, est de nouveau au bord de la cessation de paiement.
Le point de vue d'Hélène Gebhardt, médiateure, magistrate honoraire
















































