Prix du Manager 2004 Martinique : Hydraulique Services
Magazine Transmission d'entreprise - Nov 2004
Nom : Robert Blanchard Fonction : gérant Activité : fabrication, vente et réparation d'équipements et de systèmes hydrauliques.
Qu’est-ce qui vous a poussé à créer votre entreprise ?
J’ai longtemps travaillé à l’export pour une société d’ingénierie qui construisait des usines clé en main. À 50 ans, j’ai été licencié. À cet âge, c’est difficile de retrouver du travail et puis j’avais pris ma décision de monter quelque chose aux Antilles ou en Guyane.
Quelle est la vision qui a sous-tendue la création de votre entreprise ?
J’ai prospecté dans les trois départements pour voir les opportunités. J’avais gardé des contacts avec d’anciens fournisseurs qui avaient des marchés dans les DOM. À l’époque, il y avait des besoins de compétence en hydraulique.
Quels sont vos atouts ?
Nous avons d’abord démontré nos compétences aux fabricants avant de nous tourner vers les utilisateurs et donneurs d’ordres. Ainsi nous sommes habilités par de nombreux fournisseurs : quand un équipement est acheté, nous sommes les seuls à pouvoir assurer la garantie et le service après-vente sur place.
Quels sont les points de votre activité que vous avez toujours eus en ligne de mire ?
Nous étions avant tout tournés vers la technique. Mais grâce à un audit financé en partie par le conseil régional, nous disposons aujourd’hui de tableaux de bord, qui nous permettent de suivre les dépenses engagées pour chaque contrat, la trésorerie, l’état des stocks et l’évolution des frais généraux notamment pour la flotte de véhicules et de portables.
Quelles sont vos recettes pour durer ?
La qualité de nos services et notre fiabilité. Nous suivons les évolutions techniques de près et nous nous formons pour toujours être à la pointe.
Quelles sont aujourd’hui vos zones de progrès ?
Améliorer notre cadre de travail : nous sommes trop à l’étroit. Nous espérons le réaliser en 2005.
Pensez-vous qu’une entreprise puisse croître indéfiniment ?
Non. Mais il faut le croire tant que l’on est petit.
Quels points vous préoccupent pour l’avenir ?
Le financement des fonds propres. Dans notre activité, les contrats de garantie et de services après-vente nous obligent à avoir beaucoup de stocks. Et c’est encore plus vrai parce que nous sommes en Martinique. Cette somme immobilisée limite notre capacité d’autofinancement et de développement.
Si vous étiez à la tête de la CCI, quelle serait votre première décision pour dynamiser l’activité économique ?
Je lancerai un audit dans chaque secteur d’activité assortis d’actions de soutien pour les entreprises qui en ont vraiment besoin. Je favoriserai la signature de partenariats avec des groupes internationaux afin qu’ils réalisent de gros chantiers dans la région en y incorporant les entreprises locales. Il y aurait ainsi échange de savoir-faire et de compétences.


Gémo, structure de manutention portuaire créée en 2010 suite au regroupement de Manumar exsangue et Générale Manutention Martinique-SP (GMM-SP), filiale de CMA-CGM, est de nouveau au bord de la cessation de paiement.
Le point de vue d'Hélène Gebhardt, médiateure, magistrate honoraire
















































