Prix du Manager 2003 Guyane : Caraïbes gouttières Guyane
Magazine Export : Coopération régionale - Nov 2003
Nom : Bruno Prévoteau Fonction : Gérant de Caraïbes Gouttières Guyane Activité : fabrication de gouttières en aluminium
Création : 1995
Nombre de salariés : 6
Surface de l’atelier : 300 m2 + 2 unités mobiles
Produits : Gouttières en aluminium, zinc et cuivre et accessoires
Provenance de la matière première : France et États-Unis
Clientèle : particuliers et marchés publics
Marché : Guyane
Perspectives : la Caraïbe anglophone
Dans l’entreprise : d’excellentes relations sociales ont cours au sein de Caraïbes Gouttières Guyane. Le personnel est régulièrement informé du suivi de l’activité et est réuni dès que nécessaire. Aucune entorse à la législation du travail n’a été observée. Il y a peu de turn-over. La formation du personnel se fait en interne. Les 35 heures sont appliquées et respectées. Le personnel est intéressé au bénéfice généré par l’activité et touche un 15e mois.
Qu’est-ce qui vous a poussé à créer votre entreprise ?
J’ai repris une structure qui existait en Guyane et qui dépendait de Caraïbes Gouttières, une entreprise martiniquaise. En 1995, la décision de fermer ayant été prise, j’avais deux options : reprendre les actifs, à l’époque, un chiffre d’affaires de 800 000 F, ou être licencié, puisque j’y étais commercial depuis 1989.
Quelle est la vision qui a sous-tendue la création de votre entreprise ?
Éviter vis-à-vis de la clientèle la coupure entre la fin d’une entreprise et la création d’une nouvelle.
Quels sont vos atouts ?
Je suis un commercial-né. Je suis capable de tout vendre. Paradoxalement, je suis timide mais j’ai le sens du contact. De plus, je connais la Guyane depuis longtemps. Auparavant, je travaillais dans un parc zoologique en Martinique qui appartenait à mon père. Je venais en Guyane acheter des animaux.
Quels ont été les points de votre activité que vous avez toujours eus en ligne de mire ?
Développer l’activité. Le marché guyanais est en pleine expansion.
Quelles sont vos recettes pour durer ?
La première, s’investir à fond dans son travail : je ne m’accorde que deux semaines de vacances par an. La seconde, coller à sa clientèle : pour que le marché de la gouttière en aluminium continue de se développer, il faut inciter les clients à utiliser ce produit. Les prescripteurs sont les charpentiers : nous restons en contact permanent avec eux. En effet, lorsqu’il faut faire des économies sur un chantier, on commence par enlever les gouttières. Troisième recette, être en règle et dans les temps avec les fournisseurs, les salariés, les administrations. Enfin, tous les deux ans, je vais à Batimat pour connaître les nouveaux matériaux, les outils de production, les équipements pour la sécurité.
Quelles sont aujourd’hui vos zones de progrès ?
Améliorer encore plus le matériel de production. Être au top niveau de la sécurité. Développer de nouveaux produits, par exemple, des gouttières en cuivre et en zinc.
Pensez-vous qu’une entreprise puisse croître indéfiniment ?
Non. Avec une activité très spécialisée dans un produit, il faut faire attention. Lorsqu’on commence à stagner, il faut trouver des produits complémentaires.
Y a-t-il un point qui vous préoccupe pour l’avenir ?
Au niveau de la chambre des métiers, il n’y a pas de suivi de la profession, d’études de marché pour indiquer l’état du marché au chef d’entreprise souhaitant s’implanter. Les entreprises artisanales ne sont pas entourées. Elles sont un peu laissées pour compte.
Si vous étiez président de la future assemblée unique, quelle serait votre première décision pour dynamiser l’activité économique ?
Ce n’est pas une question facile et je serais tenté de dire une banalité : il y a trop de fonctionnaires. Par ailleurs, le clientélisme est encore trop développé au sein des collectivités. Il manque des aides. Il faudrait restructurer le système d’aide.


Gémo, structure de manutention portuaire créée en 2010 suite au regroupement de Manumar exsangue et Générale Manutention Martinique-SP (GMM-SP), filiale de CMA-CGM, est de nouveau au bord de la cessation de paiement.
Le point de vue d'Hélène Gebhardt, médiateure, magistrate honoraire
















































