Prix du Manager 2003 Guadeloupe: Tropoptic
Magazine Export : Coopération régionale - Nov 2003
Nom : Alain Monier Fonction : Directeur général de Tropoptic SA Activité : Opticien, master franchise Lynx Optique, Lynx Solaires, franchiseur Vu ! Optic
Création : 1984
Nombre de salariés : 60
Implantation : Jarry
Services : master franchisé Lynx Optique pour la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et Saint-Martin (11 magasins), Lynx Solaire (1 magasin), franchiseur Vu ! Optic (5 magasins dont 1 en métropole)
Clientèle : grand public
Marchés : Guadeloupe, Guyane Martinique, Saint-Martin, 30% de part de marché
Perspectives : conquérir les grandes Antilles, saisir les opportunités dans les DFA, lancer un nouveau concept de magasin
Dans l’entreprise : au sein de Tropoptic, la représentation salariale s’effectue par le biais d’une délégation unique. Il y a par ailleurs un délégué syndical en Guadeloupe et un en Martinique. Un accord d’intéressement a été signé et un contrat d’épargne salariale est en cours d’élaboration. 1,2 % de la masse salariale est consacrée à la formation. L’entreprise emploie quatre salariés handicapés et alain Monier est président de l’Association guadloupéenne d’insertion des travailleurs handicapés.
Qu’est-ce qui vous a poussé à créer votre entreprise ?
Je suis de nature indépendante, j’aime mettre les choses en place, j’aime créer. Opticien salarié, en 1981, j’ai repris le magasin de mon employeur à Basse-Terre, et quatre ans après, je me suis associé au P.-D.G. de Lynx Optique avec des objectifs de développement.
Quelle est la vision qui a sous-tendu la création de votre entreprise ?
En Guadeloupe, le marché de l’optique était porteur mais déstructuré. Comme j’avais auparavant travaillé en Suisse, j’y avais appris la rigueur qui faisait défaut alors.
Quels sont vos atouts ?
Nous avons une vision très professionnelle et avant-gardiste de l’optique, alliée à de la rigueur et du savoir-faire. Par exemple, Lynx Optique a été le premier opticien à travailler sur la vision du conducteur (beaucoup d’accident sont dus à une déficience de la vision), du sportif, sur la basse vision...
Quels ont été les points de votre activité que vous avez toujours eus en ligne de mire ?
Je suis un commerçant, et j’ai l’obsession de la satisfaction du service au client dans toute sa dimension. J’ai le souci de la gestion, de la rentabilité.
Quelles sont vos recettes pour durer ?
Le sérieux dans le métier, et éviter autant que possible les heurts : sans être paternalistes, développer des relations saines avec les collaborateurs.
Quelles sont aujourd’hui vos zones de progrès ?
Éventuellement encore quelques opportunités d’implantation en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane. En interne, la transmission de savoir-faire toujours plus pointus à nos collaborateurs.
Pensez-vous qu’une entreprise puisse croître indéfiniment ?
Oui, mais il faut que se conjuguent deux volontés : celles du dirigeant, et celle des salariés.
Y a-t-il un point qui vous préoccupe pour l’avenir ?
Dans l’optique, aucun : c’est un métier qui n’est pas près de disparaître. En revanche, si nous n’avons pas une politique volontariste constructive sur nos micro-marchés, si nous n’arrêtons pas les attitudes “du-tout-et-n’importe-quoi”, nos économies vont imploser.
Si vous étiez président de la future assemblée unique, quelle serait votre première décision pour dynamiser l’activité économique ?
Se donner les moyens de ce que l’on veut faire en arrêtant de dilapider ce que nous avons en frais de structure, mais aussi en soutien de marchés voués à disparaître comme la canne et la banane ; nous concentrer sur des axes forts comme le tourisme ou le télétravail.


Gémo, structure de manutention portuaire créée en 2010 suite au regroupement de Manumar exsangue et Générale Manutention Martinique-SP (GMM-SP), filiale de CMA-CGM, est de nouveau au bord de la cessation de paiement.
Le point de vue d'Hélène Gebhardt, médiateure, magistrate honoraire
















































