Rencontre des RUP : poursuivre les négociations
Lors de la XVIIe conférence des Présidents des régions ultrapériphériques, en présence de Johannes Hahn, commissaire européen chargé de la politique régionale, le Président Letchimy a revendiqué, au nom de ses pères, que le budget alloué aux RUP ne soit pas sacrifié sur l'hôtel de la crise
Lors de la XVIIe conférence des Présidents des régions ultrapériphériques, en présence de Johannes Hahn, commissaire européen chargé de la politique régionale, le Président Letchimy a revendiqué, au nom de ses pères, que le budget alloué aux RUP ne soit pas sacrifié sur l'hôtel de la crise ou de la renégociation de la Politique agricole commune et que le Produit intérieur brut (PIB) ne soit plus l'unique critère retenu pour déterminer le niveau de développement de ces territoires. Il suggère notamment que soit pris en compte le niveau de taux de chômage. En outre, il souhaite que soit prévu une clause de sauvegarde pour préserver les productions des RUP lors des négociations internationales entre l'Europe et les organisations commerciales du monde. A ces demandes Johannes Hahn a eu des réponses sans appel : selon lui, le niveau du budget alloué aux RUP, notamment françaises, dépend de la détermination des négociateurs français à le défendre ; l'impression qui domine en ce moment est qu'ils paraissent privilégier d'autres options. De même, selon lui, une clause de sauvegarde n'est pas envisageable : "Vis-à-vis des RUP, nous sommes dans une politique d'investissement, pas de charité : notre objectif est de vous pousser à atteindre un niveau économique garantissant votre indépendance durable dans vos régions", a t-il expliqué. Concernant le PIB, c'est pour lui le critère commun à tous les pays de l'Union le plus satisfaisant : pour y adjoindre d'autres, il faut l'accord des vingt-sept pays membres. De même, concernant le taux de chômage, "Est-il réel ?", a-t-il demandé sobrement. Lors de cette rencontre, le propos était également de préparer les budget de la prochaine programmation 2014-2020. En matière de coopération territoriale, le commissaire a annoncé la volonté de ses services à passer le budget de 193M€ à 400M€ avec une contribution Feder augmentant de 150 à 275M€, et la contribution nationale de 43M€ à 125 M€. Il propose aussi de porter le taux maximum de cofinancement de 50 à 75%. Reste maintenant à négocier.


Concentrés que nous sommes sur la formation du gouvernement français après l'alternance survenue le 6 mai dernier, nous en négligeons ce qui se passe dans notre région.
Pour Hélène Gebhardt, neuf Etats européens tardent






































